La requalification ou la création des différents espaces (maternelle, école élémentaire et centre de loisirs) introduisent des fonctionnalités nouvelles et des lieux de partage guidés par des principes stylistiques communs faisant la part belle à une inventivité maîtrisée.
L’intervention porte sur un ensemble existant constitué de bâtiments épars construits à différentes époques et dans des styles divers.
L’ambition, en conjuguant l’introduction de volumes créés ex nihilo et la restructuration de certains éléments, était notamment d’offrir une meilleure lecture des fonctions. L’école maternelle retrouve ainsi son aspect originel, tandis que l’école élémentaire, nouvelle réalisation, joue un rôle structurant.
À leur jonction, se greffe un grand espace de services commun (restauration, zone cuisine, chaufferie). Ce volume est conçu comme un axe de symétrie immédiatement lisible et identifiable, et définit une limite à la fois franche et perméable entre les deux écoles.
Le nouveau centre de loisirs est abrité derrière un mur blanc dont le faîte laisse entrevoir, depuis l’extérieur, des toits monopentes aux obliques nettes.
Ceux-ci correspondent, à l’intérieur de l’enceinte, à une série de modules qui, peints dans une gamme chromatique vive, jouent la partition sérielle et joyeuse d’une esthétique mêlant dans une aimable audace diverses influences : vernaculaires (les petits auvents de tuiles) ou modernistes (les variations sur le thème de
la boîte corbuséenne). D’une manière générale, la composition fait par ailleurs largement appel à nombre d’éléments ludiques et inventifs, combinant couleurs primaires ou acidulées, avancées volumétriques impromptues (les préaux), arrondis des angles, diversité des couvertures…
La modernité du XXIe siècle, par la maîtrise des héritages ici convoqués, s’exprime avec une liberté et une justesse particulièrement abouties.