La restructuration-extension de l’établissement des années 1950 a pour vocation de créer de nouvelles fonctionnalités, d’actualiser l’image architecturale et de requalifier les liaisons.
Le lycée, austère, est marqué par l’architecture rationaliste de la longue barre (130 mètres) de l’externat. Le nouveau hall d’accès, glissé entre ce dernier et les ateliers restructurés, autorise un accès direct entre les divers corps de bâti. À l’arrière du nouveau volume, tout en transparence, la cage d’ascenseur bleue
s’élance tel un signal à l’écriture moderne sobre.
Les ajouts du XXIe siècle ne s’inscrivent pas en rupture avec l’existant, et privilégient, dans le souci de tisser avec ce dernier des liens aisément perceptibles, les lignes sages et régulières. Néanmoins, l’utilisation du verre, du bois et l’introduction de la couleur, viennent ici et là tempérer cette rigueur. Les nouveaux ateliers, conçus dans le prolongement exact des précédents, renvoient, par l’emploi d’une toiture et de bardages en acier laqué, à l’image adoucie du hangar industriel, en lien avec la
vocation technique des lieux. Un bâtiment passerelle les relie à l’externat, tandis que l’espace paysager aménagé près de l’accueil redonne sa vocation initiale à la cour d’honneur, la cour intérieure étant dévolue à la détente et aux échanges. L’ordonnancement d’ensemble gagne ainsi en cohérence et en fonctionnalité, l’esthétique du bâtiment, subtilement diversifiée, s’ajoutant à l’optimisation des liaisons pour faire basculer en souplesse le lycée des années 50 dans le monde du XXIe siècle.