La réfection de la galerie de liaison de l’école d’architecture et de paysage de Bordeaux, essentielle tant sur le plan de la fonctionnalité que sur celui de l’esthétique, s’appuie sur les qualités du projet initial pour lui restituer son potentiel.
La réhabilitation de la galerie, que son état d’extrême dégradation rendait nécessaire, s’attache à conserver les principes architecturaux et fonctionnels d’ensemble, et réserve les éléments nouveaux à des détails stylistiques ou techniques. La structure bois, en bon état, est conservée, tandis que le mode de pose et le calepinage de la sous-face en lames de bois sont subtilement modifiés. La rigueur originelle est bousculée par l’assemblage aléatoire des lames, qui offrent des longueurs variables.
Le système d’éclairage, quant à lui,est entièrement transformé en fonction des nécessités actuelles.
Des tubes fluorescents encastrés dans la sous-face assurent l’éclairage d’ambiance, tandis que des spots placés au droit des ateliers en soulignent l’entrée. Ceux qui
bordaient la galerie sont, quant à eux, supprimés. Le travail de mise aux normes porte également sur les évacuations d’eau, dont des tubes munis de réceptacles coniques assurent la descente verticale. Avec cette réfection menée tout en finesse, l’homogénéité de la conception originelle de Claude Ferret n’est en rien corrompue, et démontre sa capacité à répondre, pour peu qu’on y veille, aux nouveaux besoins du début du XXIe siècle.